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A la manière d'un cochon domestique.

 
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Baron Vil Eros
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MessagePosté le: Dim 1 Aoû - 17:26 (2010)    Sujet du message: A la manière d'un cochon domestique. Répondre en citant

Écroulé contre une table enduite d'alcool séché ; une épaisse tignasse. Sale, emmêlée, dégageant une odeur indescriptible, empestant le vin, une piquette infâme, et le stupre, comme si ce corps branlant et difforme matérialisait le vice lui même. Un parfum à vous donner mal au crâne. Un ventre maltraité, semblant dégouliner de toute part hors de cette chemise trop vieille, et trouée, flottante, hissée sur deux jambes trop maigres, des cannes, tremblantes. Et cette main, gonflée, enflante, comme boursouflée, ...rouge ! quadrillée des veines bleues, et saillantes ! soutenant un visage presque engloutit par cette masse de poils, cette couche de crasse, où se mêle sang séché, alcool, et dieu sait quels autres souillures.
Un visage, qui gagne à être dissimulé ! Un visage ? Une tronche ! au mieux ! une trombine ! une gueule ! où pend un nez... un groin informe ! éclaté, en miettes ! lézardé de plaies, et qui s'agite... qui grince ! qui renifle, dans un vacarme sordide ! qui inspire... à la manière d'un porc ! Des paupières mi-closes, qui laissent entrevoir des yeux hagards, des yeux qui lèchent le cul de cette serveuse qui se retourne et s'avance.


Ben alors vieille loque ? cracha t-elle, assez fort pour que le porc sorte d'un possible sommeil. Ca fait dix minutes que t'as rien commandé, j'commençais à croire qu't'étais vraiment crêvé c'te fois.

l'odorant se contenta de repondre d'un souffle court, poussant, nonchalamment, une nouvelle pièce à la serveuse d'un revers de main, le regard au vide, tandis qu'elle empochait déjà le butin, pour s'écarter prestement du croulant, s'eventant le visage de la main. Elle passa derrière le comptoir, en gardant un oeil sur l'hagard, qui tentait de se soulever de sa chaise, en marmonnant des paquets de jurons bien compacts.

Ça alors, j't'avais jamais vu quitter cette taverne aussi tôt... et sur tes deux pattes arrières ! gloussa t-elle, en se pressant à ses côtés, bouteille à la main, pour l'aider à se lever. Qu'est-c'qu'il t'arrive ? hm ? Si tu voulais pisser suffisait de me le dire, je t'aurais amené le pot....

J'ai ... rendez vous. Fit-il, étirant sa barbe épaisse dans un large sourire, découvrant ses dents jaunies, parfois fendues, manquantes, ou émiettées.

Rendez-vous ?! mais c'est génial ! je vais te chercher ton manteau, beugla t-elle, en arrachant l'horrible tissu du porte-manteau, pour l'installer sur les épaules du vouté, qui s'empressa de lui faire remarquer :

Cette bouteille, je l'ai payé cette bouteille. Elle me revient.

-Bouteille ? ah, celle ci, j'allais justement la glisser là, assura t-elle, en fourrant le récipient dans la poche de manteau du vieillard, obligeant le manteau à pencher misérablement du côté où celle ci était installée, ajoutant un son, celui des pans de son manteau trainant par terre, à la musique de corps de l'informe. Et alors qu'il avançait péniblement dans les rues étroites, et aux trottoirs dansants de la ville, son nez donnait le rythme irregulié de cette chanson pour laquelle il imaginait des danseurs à cloche pied, bombant le torse, pour mieux venir embrasser le sol de leur chute, et leur relevée ...naïve, accompagnée de flutes, comme celles qu'il avait connu quand ... eh oui, Moonglade.

Alors les malheureux danseurs laissèrent place à une jeune soliste et tout le reste fut engloutit par l'obscurité, et cet instrument ... quel était-il ? pour qu'elle l'empoigne avec autant de férocité, que venait-elle faire dans SA représentation ? Avec ses doigts secs, tranchants ! qui empoignaient les cordes, tordant le manche, sous son oeil unique, écarquillé. Les lèvres déformées par un rictus digne d'un satyre, le front coulant de sueur.

Bientôt, elle eut fini, et disparu, mais la lumière ne revint pas, pas encore. Alors il décida un banc, et s'y installa.

La tête lourde, et l'idée noire, la bouteille à portée de main.
Se redressant fébrilement pour regarder aux alentours, et s'y adresser, il cracha d'une voix grasse et lézardante :

Quelqu'un peut-il m'éclairer ?


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MessagePosté le: Dim 1 Aoû - 17:26 (2010)    Sujet du message: Publicité

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